Les villes camerounaises auraient besoin d’au moins 130 milliards de FCFA pour réhabiliter leurs infrastructures routières, a estimé Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu), devant les députés le 4 avril dernier. Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par une crise des déchets et une dégradation généralisée des voiries, qui alarme les élus.
Selon la ministre, le blocage du déblocage des fonds est lié à une contrainte réglementaire : « N’eût été le blocage lié à la circulaire sur le cautionnement avec la Caisse des dépôts et consignations (...), vous auriez déjà vu Yaoundé en chantier pour ses voies stratégiques », a-t-elle expliqué. Elle a toutefois assuré que le chef de l’État suit le dossier : « Le président de la République a demandé de prendre cette question en main. Je pense que la présidence de la République est en train de régler ce problème. »
Outre les contraintes administratives, la rareté des ressources financières au niveau national freine les projets de réhabilitation. Pour y remédier, « le chef de l’État a fait appel aux partenaires de développement », a indiqué Célestine Ketcha Courtès. Ces efforts se traduisent notamment par la mise en œuvre ...