Le ministre camerounais des Finances, Louis-Paul Motaze, a plaidé pour un accès accru aux financements concessionnels et un soutien renforcé des institutions financières internationales aux pays en développement, lors des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, à Bangkok. S’exprimant le 17 octobre devant le Comité monétaire et financier international (CMFI), au nom de plusieurs pays africains, il a insisté sur les limites des ressources que ces États peuvent mobiliser seuls pour financer leur développement.
« Les efforts nationaux seuls pourraient ne pas suffire à combler des déficits de financement croissants », affirme-t-il dans sa déclaration, traduite de l’anglais. Louis-Paul Motaze estime que la mobilisation des ressources intérieures, une meilleure gestion de la dette et le développement des marchés financiers locaux demeurent nécessaires, mais ne permettront pas, à eux seuls, de répondre aux besoins de financement.
La pression exercée par la dette reste élevée dans les économies en développement. Selon le rapport External Debt Sustainability and Development 2026 de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), leur service de la dette extérieure a atteint 1 600 milliards de dollars en 2025. Ce montant comprend les remboursements ...