L’Afrique veut renforcer ses systèmes de production, d’harmonisation, d’accessibilité et d’utilisation des statistiques sur le genre et l’enfance. L’objectif est de mieux documenter les inégalités qui touchent les femmes, les filles et les enfants, afin d’appuyer des politiques publiques fondées sur des données fiables. C’est l’un des enjeux du Forum africain sur les statistiques de genre et de l’enfant, qui se tient à Yaoundé du 6 au 10 juillet 2026, avec l’appui notamment de la Banque africaine de développement (BAD), de la Commission de l’Union africaine, de l’Unicef, de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), d’ONU Femmes et d’autres partenaires. La BAD présente cette rencontre comme le premier forum africain consacré aux statistiques de genre et de l’enfant, tandis que la CEA l’inscrit dans la continuité des précédentes éditions du Forum africain sur les statistiques de genre, désormais élargi aux données relatives à l’enfance.
Mesurer pour mieux décider
Le thème retenu pour cette édition — « Des statistiques qui comptent : droits, justice et opportunités pour tous » — résume l’ambition des organisateurs : faire de la donnée un instrument de transformation des politiques publiques, et non un simple exercice technique. Pour Léandre Bassolé, ...