L’identité des dirigeants du secteur pétrolier camerounais ayant perçu environ 7 milliards de FCFA de pots-de-vin pour faciliter les activités de la multinationale anglo-suisse Glencore en Afrique, y compris au Cameroun, n’a pas été révélée le 10 septembre 2024 à Londres. Pourtant, le procès relatif à cette affaire de corruption à grande échelle s’est effectivement ouvert ce jour-là devant le tribunal de Westminster.
Selon un communiqué publié en fin de journée de ce 10 septembre par la Société nationale des hydrocarbures (SNH), bras séculier de l’État camerounais dans l’exploration et l’exploitation pétro-gazière, le tribunal de Westminster « s’est déclaré incompétent, au regard de la gravité des charges. Il a renvoyé l’affaire devant le Southwark Crown Court, et prononcé la liberté sous caution des six prévenus (dirigeants et employés de Glencore, NDLR), en attendant la prochaine audience qui se tiendra le 8 octobre prochain ».
La SNH espère donc que cette nouvelle audience permettra de révéler l’identité des Camerounais impliqués, après avoir échoué à obtenir ces informations auprès de Glencore. « C’est le lieu de rappeler que ...