André Siaka, ancien président du Groupement interpatronal du Cameroun (devenu Gecam), dresse un état des lieux peu reluisant du dialogue public-privé au Cameroun. « Il est donc loisible de constater que, malgré des interventions extérieures, notamment celles de l’IFC (sigle en anglais de la Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé, NDLR) et du FMI, le dialogue, encore moins le partenariat entre l’État et le secteur privé, est resté velléitaire », soutient-il, fort de son expérience de 25 ans au poste de directeur général de ce qui est aujourd’hui la Société anonyme des boissons du Cameroun (SABC) et de son magistère de 12 ans à la tête de la principale organisation patronale du Cameroun. Il s’est exprimé ainsi le 20 mars 2025 à Yaoundé, lors de The Okwelians Summit, une rencontre organisée par le think tank éponyme, fondé par l’avocat d’affaires Jacques Jonathan Nyem.
En effet, pour André Siaka, le Comité interministériel élargi au secteur privé, initié au début des années 2000 par le gouvernement et qui « confinait à une sorte de conseil des ministres auquel le secteur privé était convié », ainsi que le Cameroon Business Forum (CBF), ...