L’édition 2024 du Salon avicole international de Yaoundé (Savi) s’est ouverte le 23 avril au palais des Congrès. Jusqu’au 25 avril prochain, les participants à ce rendez-vous organisé par l’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic) plancheront sur le thème : « aviculture camerounaise, cap sur la transformation ». « Compte tenu du niveau atteint par le secteur avicole, nous avons pensé qu’il fallait mettre l’accent sur la transformation », explique François Djonou, le président de l’Ipavic.
La nécessité de transformer les produits de l’aviculture au Cameroun avait déjà été abordée au cours de la première édition du SAVI, en 2014. « Nous sommes confrontés au problème de commercialisation des poulets sur pied, qui constitue un frein au développement de la filière. Nous devons passer à la phase de la transformation », se plaignait déjà Jean Paul Fouda Ottou, secrétaire permanent de l’Ipavic de l’époque.
Mais, 10 ans plus tard, les unités d’abattage industrielles et autres structures de production de saucissons au poulet n’ont toujours pas remplacé les producteurs artisanaux de saucissons et les jeunes qui déplument les poulets dans les marchés du pays. La faute, soutiennent les aviculteurs, au manque de financements, pour lequel des solutions seront recherchées au cours des discussions devant ...