Les arriérés des États de la CEMAC envers la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) atteignaient 3,5 milliards de FCFA au 30 septembre 2026. Ce montant, rendu public à l’issue de la 26e session ordinaire du conseil d’administration, tenue le 26 octobre à Douala, représente près de 3,8 fois le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise de marché en 2025. La BVMAC estime que ces impayés fragilisent sa trésorerie et réclame l’intervention des instances communautaires pour obtenir leur règlement.
Le problème est ancien. Dans son rapport annuel 2024, la BVMAC indiquait déjà que les États membres lui devaient plus de 3 milliards de FCFA au 31 décembre 2024. Ces créances provenaient notamment de frais d’introduction en Bourse et de commissions de capitalisation facturés aux émetteurs souverains. Elles sont distinctes des intérêts et des remboursements de capital dus aux investisseurs ayant souscrit les emprunts obligataires de ces États.
Le Cameroun figure parmi les débiteurs précédemment identifiés. En avril 2024, le gouvernement avait communiqué à la BVMAC un plan d’apurement portant sur 2,290 milliards ...