Les 48,1 millions d’euros, soit environ 31,6 milliards de FCFA, mobilisés par l’Union européenne entre 2013 et 2024 ont permis à la filière banane camerounaise d’améliorer ses rendements, de réduire ses pertes et de moderniser une partie de ses infrastructures au moment où l’érosion des préférences tarifaires renforçait la concurrence des producteurs latino-américains. C’est ce qui ressort du rapport d’évaluation finale externe du Programme Mesures d’Accompagnement Banane (MAB), consulté par Investir au Cameroun.
Le risque auquel devait répondre le programme avait été clairement identifié avant son lancement. Dans la fiche d’action adoptée en 2012, la Commission européenne estimait que « la survie de la filière est possible moyennant l’intensification des investissements ». Elle avertissait également qu’une nouvelle baisse des droits de douane appliqués aux bananes concurrentes pouvait « mettre à mal la survie des plantations africaines ». L’enveloppe européenne alors programmée atteignait précisément 48,29 millions d’euros.
Le MAB devait accompagner l’adaptation du Cameroun aux nouvelles conditions du marché européen après l’Accord de Genève de 2009, qui a organisé la baisse progressive des droits sur les bananes des ...