Au cours d’une assemblée générale tenue le 30 septembre 2024 à N'Djamena, la capitale tchadienne, les actionnaires de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac) ont adoubé le projet de création d’un guichet islamique au sein de cette institution financière sous-régionale. « Les actionnaires ont félicité la direction de la Bdeac pour ce nouvel outil qui va concourir à la diversification et au renforcement de ses ressources », apprend-on dans le communiqué ayant sanctionné les travaux de N'Djamena.
Selon la Bdeac, à côté du guichet conventionnel qui finance les projets de développement dans les pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) depuis 1975, le guichet islamique devrait doper les capacités de la banque. Ceci en captant et en redistribuant aux États et opérateurs économiques porteurs de projets des financements utilisés selon les exigences de la loi islamique.
En effet, souligne la Bdeac dans le communiqué susmentionné, « la finance islamique diffère de la finance conventionnelle, en ceci qu'elle prohibe l'intérêt (la riba), la spéculation et l'incertitude excessive, ainsi que les activités illicites. En revanche, elle met l'accent sur le financement des actifs tangibles, ...