Les activités dans la branche sylviculture et exploitation forestière au Cameroun ont progressé de 3,3% au premier trimestre 2024, en glissement annuel. Cette évolution, contenue dans le rapport sur les comptes nationaux publié le 29 août 2024 par l’Institut national de la statistique (INS), révèle cependant un ralentissement important par rapport au quatrième trimestre 2023. Au cours de cette période, souligne la même source, les activités dans ce secteur avaient enregistré un taux de croissance revisé de 11,8% (contre 12,2% dans le rapport du 7 mai 2024), révélant ainsi une décélération de 8,5% en trois mois.
L’INS n’explique pas les raisons de ce ralentissement des activités. Cependant, cette situation survient au moment où le gouvernement camerounais durcit les conditions d’exportation des produits issus de l’exploitation forestière. En effet, dans la perspective de l’interdiction des exportations des grumes, à implémenter progressivement par les pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA) et la RD Congo à partir de l’année 2025 (pour une entrée en vigueur totale de l’interdiction en 2028), le Cameroun a entrepris, depuis bientôt 10 ans, de surtaxer les exportations des bois en grumes et minimalement transformés (sciages).