Le Cameroun resserre un peu plus l’étau sur les exportations de bois brut. Par un arrêté daté du 28 avril 2026, le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, a actualisé la classification des essences forestières exportables sous forme de grumes. Résultat : le nombre d’essences interdites d’exportation passe de 76 à 91, tandis que 23 essences restent autorisées sous le régime des « essences de promotion », moyennant le paiement d’une surtaxe sur les produits forestiers non transformés. Parmi ces essences encore exportables, le dispositif distingue 14 essences de première catégorie et 9 de deuxième catégorie. L’Azobé/Bongossi fait désormais l’objet d’un régime spécifique, son exportation étant soumise à des quotas adjugés par le ministère.
Cette décision ne tombe pas de nulle part. Elle s’inscrit dans une trajectoire sous-régionale plus large : les États de la Cemac et la RD Congo ont acté, lors du Conseil des ministres tenu à Bangui le 23 février 2024, une mise en œuvre progressive de l’interdiction des exportations de grumes, avec une échéance d’interdiction totale au 1er janvier 2028. Depuis le 1er janvier 2025, les pays de la Cemac ont entamé ...