Un projet de loi déposé au Congrès américain porté par le républicain Bill Huizenga, propose de suspendre le soutien des États-Unis à toute initiative de financement du FMI concernant les pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), tant qu’une évaluation complète de leurs réserves de change brutes n’aura pas été réalisée.
Si le texte intitulé « Cemac Act » concerne les six pays de la sous-région — le Cameroun, le Gabon, le Tchad, le Congo, la Centrafrique et la Guinée équatoriale —, il interpelle avant tout le FMI sur sa responsabilité dans la gestion d’une partie des réserves de change de cet espace communautaire. L’attention se porte notamment sur les fonds destinés à la restauration du passif environnemental, versés par les compagnies pétrolières internationales (IOC).
En 2018, la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), banque centrale de la Cemac, a introduit une réglementation sur les réserves de change imposant aux entreprises extractives de constituer des fonds destinés à la réhabilitation des sites exploités. Elle a récemment fixé au 30 avril 2025 la date limite pour la signature de cet accord par les compagnies pétrolières internationales (IOC), sous ...