Selon les données de la Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic (CTR), au 31 décembre 2023, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), le fonds public de pension du Cameroun, réclame aux entreprises et autres unités de gestion de projets, des arriérés de cotisations sociales d’un montant total de 232,9 milliards de FCFA. Sur cette enveloppe d’arriérés « de cotisations sociales exigibles, en augmentation continue au cours des trois derniers exercices », souligne la CTR dans son dernier rapport sur la situation des entreprises et établissements publics, « 51,2% (contre 45,8% en 2021) sont dus par les entreprises et projets du portefeuille de l’État ».
En d’autres termes, à fin 2023, les entreprises et autres projets relevant du portefeuille de l’État du Cameroun cumulent des arriérés de cotisations sociales d’un peu plus de 119 milliards de FCFA. Ce qui hypothèque la retraite de nombre d’employés de ces entités débitrices. Pourtant, dans la pratique, certains de ces employeurs prélèvent effectivement les cotisations sociales sur les salaires de leurs employés, sans pour autant les reverser au fonds public de pension. Une rétention des droits qui, au ...