La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) estime à 573,4 milliards de FCFA la valeur ajoutée de la transformation et de la conservation des poissons, crustacés et mollusques au Cameroun. Elle attribue à cette branche 180 000 emplois, soit 60,44 % des emplois bleus estimés.
Le rapport a été officiellement remis au gouvernement le 13 octobre 2026 à Yaoundé, selon un communiqué publié par la CEA le 19 octobre. Ses premiers résultats avaient été présentés dès janvier : environ 5,8 % du PIB et près de 3 % des emplois nationaux.
La ventilation sectorielle permet d’identifier la place de la transformation : elle représente 33,25 % de la valeur ajoutée bleue évaluée, soit près d’un tiers. En amont, la pêche et l’aquaculture apportent 635,7 milliards de FCFA, soit 36,87 %. La capture et l’élevage des produits aquatiques sont ainsi distingués de leur traitement après production.
Cette transformation associe des unités artisanales et industrielles. Le rapport décrit principalement le salage, le séchage et le fumage du poisson, ainsi que le conditionnement des ...