Depuis le 30 septembre 2025, les employés du Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC) ont entamé un nouveau mouvement de grève au siège de l’entreprise à Douala. Banderoles à la main, ils en appellent directement au président Paul Biya pour obtenir le paiement de 18 mois d’arriérés de salaires, qu’ils estiment à 2,7 milliards de FCFA.
« Depuis pratiquement cinq ans, nous sommes dans une situation de non-retour. Les arriérés de salaire ne font que s’accumuler et sont devenus exponentiels depuis deux ans », dénonce Gaspard Nyetam, délégué du personnel.
Les retraités du CNIC se sont joints au mouvement. « Les retraités ne perçoivent pas les droits prévus par la convention de l’entreprise et l’État. Conséquence, beaucoup meurent sans être soignés », alerte Norbert Tcheutgnia, représentant de ce collectif.
Approchée le 6 octobre par Investir au Cameroun, la direction du CNIC n’a pas souhaité commenter cette nouvelle grogne sociale.
En 2023, les employés réclamaient déjà le paiement de 1,2 milliard FCFA de salaires impayés, ainsi que 800 millions FCFA dus aux retraités. Leur mouvement avait été réprimé par la police.
Un ancien fleuron industriel en crise structurelle