L’arrêt de l’usine Cimencam de Figuil, dans la région du Nord, commence à produire des effets économiques et sociaux au-delà du seul site industriel. Selon une évaluation de la situation établie par la préfecture du Mayo-Louti et relayée par les services départementaux de la communication, la suspension des activités de cette cimenterie menace près de 200 emplois directs.
La production de la carrière de Bidzar, qui alimente l’usine en matières premières, est également à l’arrêt. Sur le marché local, les premières tensions se font déjà sentir, avec une raréfaction du ciment et des demandes de remboursement formulées par certains clients. Les autorités locales signalent aussi un risque de défaut de l’usine vis-à-vis de ses engagements bancaires, si la situation venait à se prolonger.
Le site de Figuil, exploité par Cimencam à travers Cimfig, filiale du groupe LafargeHolcim Maroc Afrique, est à l’arrêt depuis le début du mois de juin. Dans une correspondance adressée à ses clients le 2 juin, la direction des ventes et du marketing de l’usine a évoqué une « crise énergétique ...