La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) s’engage dans une séquence diplomatique décisive pour la désignation de ses cinq commissaires formant son gouvernement. Dans une note adressée aux ministères en charge des Affaires étrangères des pays membres, la Commission annonce la tenue, les 16 et 17 janvier 2026 à Malabo, de la réunion du Conseil des ministres préparatoire à la IXe session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État relatif à ce sujet.
La session revêt un enjeu particulier pour le Cameroun. Yaoundé devra y afficher clairement son choix entre deux portefeuilles : celui du Marché commun, des Affaires économiques, monétaires et financières ou celui de la Promotion du genre, du Développement humain et social.
Pour le premier poste, le candidat du Cameroun est Jacob Kotcho Bongkwaha, docteur en économie et actuel directeur du Marché commun à la CEEAC. Présent au cœur de l’institution, il connaît les dossiers « de l’intérieur », leurs blocages comme leurs perspectives. Son profil technocratique est conforté par l’évaluation de Mazars, qui lui attribue le meilleur score parmi les 52 candidats présélectionnés : 90,25 sur 100, nettement devant ses rivaux.
Bataille d’influence dans le sérail