Le Cameroun a terminé l’année 2025 sur une croissance réelle de 3,5 %. Mais cette performance masque une faiblesse majeure : l’économie a davantage été portée par la demande intérieure que par sa capacité à vendre au reste du monde. Selon la note de l’Institut national de la statistique (INS) sur les comptes nationaux du quatrième trimestre 2025, « sur la base des quatre comptes trimestriels, la croissance économique de l’année 2025 s’établirait à 3,5 % par rapport à l’année 2024 ». Hors pétrole et gaz naturel, la progression atteint 3,8 %.
Le paradoxe n’est donc qu’apparent. L’économie camerounaise a bien progressé, mais ses moteurs restent principalement internes. Sur l’ensemble de l’année, les exportations en volume reculent de 7,6 %, tandis que les importations progressent de 10,1 %. Le solde commercial demeure déficitaire, à 3,9 % du PIB nominal. Autrement dit, l’activité avance, mais le pays importe beaucoup plus vite qu’il n’exporte.
La demande intérieure sauve la croissance
Le principal moteur de l’activité se trouve dans le marché intérieur. L’INS le formule clairement : « Du côté de la demande, la dynamique de l’activité économique sur l’année 2025 est portée par la demande intérieure avec une progression de 4,6 % de la consommation ...