La prestation de serment de 40 comptables publics devant la Chambre des comptes de la Cour suprême, le 25 avril à Yaoundé, a été l'occasion pour cette juridiction de réaffirmer sa prééminence et son exclusivité dans le contrôle de la gestion des finances publiques. Une exclusivité que lui conteste le Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF) du ministère chargé du Contrôle supérieur de l'État (Consupe), dont les compétences ont été réduites par la réforme des finances publiques et une loi supranationale. Malgré cela, le CDBF continue de revendiquer une place dans ce champ. « Le CDBF existe. Le CDBF n'est pas mort », a martelé la ministre chargée du Contrôle supérieur de l'État, Mbah Acha Rose Fomundam, lors du lancement médiatique des activités du CDBF pour l'année 2025, le 16 avril dernier à Yaoundé.
À cela, l’avocat général de la Chambre des comptes, Félix Onana Etoundi, répond que « les compétences du CDBF ne sont plus d'actualité ». Pour celui qui est par ailleurs procureur général près la Cour suprême, la loi du 11 juillet 2018 portant régime financier de l'État constitue une ...