Le Cameroun figure parmi les souverains africains les moins exposés directement au conflit au Moyen-Orient, selon une analyse publiée le 23 avril par S&P Global Ratings. L’agence de notation le classe 21ᵉ sur 25 pays évalués, en raison notamment de son statut d’exportateur net de pétrole et du poids limité des importations en provenance du Moyen-Orient, estimées à 5 % du total.
Cette exposition directe limitée ne met toutefois pas le pays à l’abri des effets indirects du conflit. Pour Yaoundé, le risque principal se situe moins dans les échanges commerciaux avec la région que dans l’évolution des taux internationaux, du coût des emprunts et de l’accès aux financements extérieurs.
Les dernières analyses du Fonds monétaire international replacent cette situation dans un contexte déjà contraint. Dans son rapport Article IV sur le Cameroun, publié fin mars 2026, le FMI souligne que les conditions financières demeurent tendues et que les risques baissiers restent liés, entre autres, à la volatilité des matières premières, au resserrement des financements et aux incertitudes régionales. L’institution prévoit une croissance de 3,3 % en 2026, après 3,1 % en 2025.
Le point de tension se trouve dans le programme ...