Les crises géopolitiques pourraient justifier la création d’une facilité régionale de liquidité comprise entre 1 700 et 2 300 milliards de FCFA afin de préserver le financement des importations essentielles de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). C’est l’une des principales recommandations d’un document de recherche qui invite la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à se doter d’un mécanisme d’urgence pour financer les importations alimentaires, énergétiques et pharmaceutiques en période de fortes tensions internationales.
Cette fourchette correspond, à titre indicatif, aux 3 à 4 milliards de dollars proposés par les auteurs, soit environ 2 à 3 % du produit intérieur brut régional. Le montant en FCFA est présenté de manière arrondie, sa valeur exacte variant selon le cours du dollar retenu.
Le dispositif ne constitue ni une décision de la BEAC ni un projet annoncé par la banque centrale. Il s’agit d’une proposition formulée par Arnold Foko Kengne, de l’Université de Dschang, et Fabrice Ewolo Bitoto, chercheur affilié à la chaire SARChI-ID de l’Université de Johannesburg, dans l’étude Building Macroeconomic Resilience in CEMAC: Strategic Policy Responses to Geopolitical Uncertainty in a Multipolar World.
Le travail a été présenté le 10 juillet 2026 à ...