Avec la tenue, le 12 mars 2026 à Yaoundé, de son premier conseil d’administration depuis sa transformation en société à capital public, la Société nationale d’investissement (SNI) entre dans une phase décisive : celle de l’épreuve des faits. Présidée par Johnny Razack, cette session ouvre la séquence opérationnelle d’une réforme par laquelle l’État entend faire de la SNI un véritable bras financier public au service de l’investissement productif.
Selon le communiqué publié à l’issue de la réunion, ce conseil d’administration s’inscrit dans le prolongement de la refonte engagée par le décret du 10 juillet 2024. La SNI rappelle que sa mission porte désormais sur la mobilisation et l’orientation des financements vers les secteurs jugés stratégiques pour la transformation de l’économie camerounaise : industrie, agriculture, mines, finance, commerce et services. Les administrateurs ont notamment examiné les premiers dossiers relatifs à l’organisation interne de l’entreprise, à la planification de ses activités et à la mise en place de son dispositif de gouvernance.
Du portefeuille public au pari productif
À première vue, l’événement peut apparaître comme une étape institutionnelle classique. En réalité, il marque surtout le début d’une phase de test. La réforme de ...