Louis Paul Motaze, le ministre des Finances, devrait manquer l’objectif de ramener le déficit budgétaire du Cameroun à 1,7 % du PIB en 2026. Après un déficit global passé de 1,5 % du PIB en 2024 à 2,1 % en 2025, le Fonds monétaire international (FMI) anticipe « une nouvelle détérioration modérée » cette année, le choc sur les cours internationaux du pétrole générant d’importantes subventions aux carburants. Ce diagnostic ressort de la mission d’évaluation post-financement menée à Yaoundé du 17 au 30 septembre 2026.
« Une nouvelle détérioration modérée est attendue en 2026, le choc sur les cours internationaux du pétrole entraînant d’importantes subventions aux carburants », indique Christine Dieterich, cheffe de la mission du FMI. L’institution ne chiffre pas encore le déficit attendu cette année. Sa formulation indique toutefois une dégradation par rapport aux 2,1 % du PIB enregistrés en 2025, alors que le cadrage retenu quelques mois plus tôt tablait sur un déficit de 1,7 % en 2026.
Lors de l’Article IV conclu fin mars, le FMI projetait encore ce retour à 1,7 %. À cette date, il estimait que ...