L’association des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC), qui regroupe les 374 municipalités du pays, a pris position le 6 février pour défendre le projet d’installation de 21 000 lampadaires solaires dans les villes. Une lettre récente — rendue publique — du secrétaire général de la présidence de la République, adressée au ministre des Marchés publics, indique que le marché, d’un montant de 21,4 milliards de FCFA, a été confié en procédure d’urgence à l’entreprise française Sunna Design. Cette information a suscité une controverse dans l’opinion. Les CVUC assurent toutefois que le projet est réel et qu’il ne comporte « aucune surfacturation ».
Dans un communiqué, l’association précise que le projet, baptisé LUMCAM, « repose sur un modèle financement–réalisation » : l’entreprise retenue assurerait le financement, la fourniture et l’installation, avec « une garantie de six ans ». Les CVUC élargissent l’enjeu au-delà de l’éclairage public, en affirmant que le dispositif vise aussi la sécurité, la formation de 800 agents communaux, la création de plus de 3 000 emplois et le transfert de technologie, avec l’ambition d’une future unité de montage au Cameroun.