Le 22 janvier à Douala, gouvernement et chefs d’entreprise ont convergé sur un diagnostic : la crise d’approvisionnement électrique reste d’abord une crise de modèle économique. Selon le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, ENEO Cameroon encaisse en moyenne 31 milliards de FCFA de recettes mensuelles pour 44 milliards de FCFA de charges d’exploitation, soit un déficit mensuel de 13 milliards de FCFA. La dette cumulée de l’entreprise s’élèverait à 177 milliards de FCFA, alimentant une spirale qui pèse sur la qualité de service et, en bout de chaîne, sur la production industrielle.
Pour desserrer cette contrainte, l’exécutif annonce un refinancement des engagements d’ENEO via un syndicat bancaire local. L’objectif affiché : dégager des gains financiers mensuels projetés de 2,5 milliards de FCFA. Pour les entreprises, l’enjeu est immédiat : limiter les effets des délestages et des variations de tension sur les coûts, les cadences et les décisions d’investissement, en particulier dans le pôle industriel de Douala.
La session technique a réuni le ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee) et des membres du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam). Les échanges ont porté sur le déséquilibre financier du secteur électrique ...