Le système électrique camerounais traverse une nouvelle crise. Dans une note d’information publiée le 2 juin 2026, le ministère de l’Eau et de l’Énergie indique que les sociétés Kribi Power Development Company (KPDC) et Dibamba Power Development Company (DPDC), filiales du groupe Globeleq, ont retiré, le 1er juin à 9 heures, les capacités de production de leurs centrales thermiques du Réseau interconnecté Sud (RIS).
Ces deux centrales occupent une place stratégique dans l’équilibre du système électrique. La centrale à gaz de Kribi dispose d’une capacité installée de 216 MW, tandis que la centrale de Dibamba, alimentée au fuel lourd et mobilisée notamment pour répondre aux pics de demande, affiche 88 MW. Ensemble, elles représentent 304 MW de capacité installée.
Un contentieux fiscal devenu crise électrique
Selon la note du ministère, ce retrait intervient dans un contexte marqué par « le blocage des comptes bancaires dudit groupe par l’administration fiscale », dans le cadre d’une « procédure de recouvrement forcé » consécutive au « non-paiement de certaines obligations fiscales ».
Le document ajoute que cette procédure survient dans « un environnement de tensions de trésorerie liées aux impayés persistants du concessionnaire de distribution ». Cette précision est décisive. Elle montre que la crise ne se ...