Depuis bientôt un mois, les délestages se sont intensifiés sur le Réseau interconnecté Sud (RIS), qui alimente sept des dix régions du Cameroun. À Yaoundé, par exemple, les coupures annoncées pour durer entre 4 et 6 heures s’étendent souvent sur plusieurs jours, affectant de nombreux quartiers. Le phénomène, selon plusieurs sources, touche également d’autres villes et villages du pays, plongeant entreprises et ménages dans le désarroi.
Les alertes envoyées aux consommateurs par la société d’électricité Eneo évoquent des incidents récurrents sur le réseau de transport, géré par la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel), en plus des interruptions liées aux travaux programmés, aux chutes de poteaux, aux ruptures de câbles causées par des arbres tombés après de fortes pluies ou encore aux incendies de transformateurs dus aux surcharges. Ces derniers jours, pour justifier les délestages devenus quasi permanents, le distributeur d’électricité a annoncé presque quotidiennement des incidents sur le poste de transformation de Nyom, pourtant nouvellement construit dans la banlieue de Yaoundé.
Ce poste de transformation permet l’évacuation de l’énergie produite par le barrage de Nachtigal, dont l’inauguration est prévue le 3 avril 2025. Relié au réseau électrique camerounais depuis ...