Le directeur général de la Société de développement du coton (Sodecoton), Mohammadou Bayero, déplore que l’engagement de l’entreprise dans l’entretien des routes des régions du Nord et de l’Extrême-Nord ne soit pas rétribué par l’État à la hauteur des dépenses engagées. « Nous entretenons plus de 9 000 km de pistes chaque année pour désenclaver toutes les trois régions septentrionales, moins l’Adamaoua parce que nous sommes présents sur une toute petite partie de la Vina et nous ne sommes pas présents dans le Logone et Chari », affirme-t-il.
Sur le plan financier, il chiffre l’effort à « environ 6,5 milliards FCFA » pour une compensation publique limitée à « 2 milliards FCFA ». La différence, soit 4,5 milliards FCFA, constitue selon lui une sous-compensation récurrente au regard du volume de pistes entretenues et des coûts associés.
Des enveloppes en recul
La récrimination vise principalement le ministère des Travaux publics, avec lequel la Sodecoton est liée par une convention depuis 2005. Ce cadre permet à l’entreprise d’entretenir les pistes cotonnières sur financements versés par le ministère des Travaux publics, l’enjeu étant de maintenir l’accessibilité des zones de production.
En 2007, le ministère des Travaux publics ...