Savana Finance, établissement de microfinance spécialisé dans la finance islamique, veut mobiliser entre 15 et 30 milliards de FCFA auprès de la diaspora camerounaise d’ici 24 mois via sa plateforme Savana Diaspora Connects. Le management présente l’outil comme une plateforme intégrée d’épargne, d’investissement et d’accompagnement opérationnel, structurée autour des principes de la finance islamique : adossement à des actifs réels et partage du risque.
Les capitaux ciblés doivent être orientés vers des secteurs jugés prioritaires : immobilier structurant et productif, PME à fort potentiel d’emplois, agro-industrie, transformation locale, modernisation agricole, équipement productif et services essentiels. L’objectif affiché est de convertir des transferts privés, souvent éclatés, en ressources plus structurées et mobilisables pour l’économie réelle.
Selon Oumarou Mouctar, administrateur directeur général de Savana Finance, l’ambition est de « transformer des flux financiers souvent informels et dispersés en investissements productifs, traçables et durables, capables de structurer des chaînes de valeur et de renforcer la résilience économique du Cameroun ».
Derrière la promesse, l’enjeu est double. D’un côté, capter une partie d’une épargne extérieure généralement orientée vers la consommation des ménages et des dépenses ponctuelles. De l’autre, faire accepter à des souscripteurs parfois éloignés des réalités ...