Pour financer sa stratégie de lutte contre le paludisme, le Cameroun compte davantage s’appuyer sur le secteur privé. « On voudrait que le secteur privé s’intéresse davantage à la lutte contre le paludisme », a affirmé Manaouda Malachie le 6 mars dernier. Le ministre camerounais de la Santé publique s’exprimait au cours de la conférence qui a réuni à Yaoundé les ministres de la Santé publique des 11 pays africains les plus touchés par cette maladie. Il s’agit du Burkina Faso, du Cameroun, du Ghana, du Mali, du Mozambique, du Niger, du Nigéria, de l’Ouganda, de la République démocratique du Congo, du Soudan et de la Tanzanie. Au cours de cette rencontre, ces pays, qui supportent environ 70% du fardeau mondial du paludisme, se sont engagés à accroître le financement national des programmes de lutte antipaludique afin d’accélérer la lutte et réduire les décès liés au paludisme.
Pour obtenir l’adhésion du secteur privé, les autorités camerounaises entendent s’appuyer sur les avantages de la lutte contre le paludisme pour les entreprises et l’économie. « Lorsque vous avez un enfant qui tombe malade, cet enfant manque les cours, ce qui est un manque à gagner pour vous qui avez payé ...