Dans le projet de loi sur la fiscalité locale, que vient de présenter le ministre des Finances aux parlementaires, le gouvernement camerounais se propose d’instituer une « taxe de développement local », dont le fruit sera reversé aux communes. « Cette taxe est perçue en contrepartie des services de base et des prestations rendus aux populations, notamment l’éclairage public, l’assainissement, l’enlèvement des ordures ménagères, le fonctionnement des ambulances, l’adduction d’eau et l’électrification. Le produit de la taxe de développement local est consacré, en priorité, au financement des infrastructures », peut-on lire dans le projet de loi que se préparent à adopter les députés, au regard de la majorité détenue par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, à l’Assemblée nationale.
Selon le texte, en cas d’adoption du projet de loi, la taxe de développement local sera prélevée sur le salaire de base des travailleurs des secteurs public et privé, à hauteur de 3 000 à 30 000 FCFA par an, selon les cas. Ainsi, apprend-on, une retenue globale de 3 000 FCFA sera effectuée chaque année sur les salaires de base des travailleurs compris entre 62 et 75 000 FCFA, contre 6 000 FCFA pour les salaires de ...