Dans le cadre de la pérennisation des résultats issus de l’opération de Comptage physique du personnel de l’État (Coppé), le Cameroun veut franchir une nouvelle étape en 2024. Le gouvernement envisage de prendre « des mesures disciplinaires de révocation ou de licenciement des agents publics qui demeurent suspendus depuis quatre années », peut-on lire dans la circulaire relative à l’exécution du budget 2024, signée le 28 décembre 2023 par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze.
D’après ce document, cette mesure rentre « dans la perspective de sauvegarder les économies budgétaires réalisées à l’issue de cette opération » qui avait pour but d’identifier et d’expurger du fichier solde de l’État, tous les agents publics y émargeant irrégulièrement, du fait d’une absence non justifiée, d’une démission ou d’un décès non déclaré.
Le 13 octobre 2022, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra) affirmait que 8 766 agents publics étaient concernés par la phase contentieuse du Coppé. Joseph Lé ajoutait que « nonobstant de nombreux communiqués et mises en demeure du ministre des Finances et du Minfopra à l’adresse des mis en cause, seuls 601 personnels sur 8 766 concernés ont daigné déférer aux convocations du Conseil permanent de discipline ...