Le rachat de Société Générale Cameroun, rebaptisée General Bank of Cameroon (GBC), figure désormais parmi les risques associés à l’expansion de l’État camerounais dans le secteur bancaire. Dans son Rapport pays 2026 consacré au Cameroun, la Banque africaine de développement (BAD) estime que la multiplication des recapitalisations et acquisitions publiques constitue une « source de préoccupation majeure ». La transaction finalisée le 12 mai 2026 est citée comme l’exemple le plus récent de cette évolution.
L’avertissement doit cependant être lu dans son périmètre exact. Le rapport ne conclut pas à une fragilité particulière de GBC et ne présente pas d’audit de la banque acquise. Il s’inquiète surtout de l’accumulation des participations publiques, des risques de gouvernance qui peuvent en résulter et de l’interdépendance croissante entre les finances de l’État et les bilans bancaires.
L’État a acquis les 58,08 % du capital auparavant détenus par le groupe Société Générale. Déjà propriétaire de 25,60 % de la filiale, il devait ainsi porter sa participation à 83,68 %, selon les caractéristiques annoncées lors de la signature de l’accord de cession en ...