La récente décision prise par la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) est un indicateur que l'institution d'émission et de contrôle de la monnaie dans la zone Cemac est confiante que le rythme d'augmentation des prix des produits devrait continuer de ralentir. Le 24 mars dernier, elle a décidé de réduire à 4,5% et 6% les principaux taux directeurs, à travers lesquels elle influence la manière dont les banques décident d'accorder du crédit à l'économie. Cette option prise, la première depuis 2 ans, était une possibilité qui restait toutefois incertaine.
Lors de la dernière revue commune avec le Fonds Monétaire International, il avait été décidé que les taux de la BEAC ne devaient baisser que si des signaux clairs laissaient voir un ralentissement de la hausse des prix sur les marchés locaux, dans le sillage des prévisions sous-régionales (à savoir +/- 1 point de pourcentage sur la norme de 2%).
Les motivations réelles de la Banque centrale de la zone Cemac restent peu certaines, mais le pari pris cette fois ne manque pas de comporter un certain nombre de risques. En effet, d'une manière générale, les prévisions des autorités indiquent que la hausse des ...