Dans son Programme économique et financier, présenté par le Premier ministre, le gouvernement camerounais prévoit une hausse de la production agricole dans les filières jugées stratégiques. Pour l’huile de palme, les autorités se fixent un objectif de production additionnelle de 20 500 tonnes en 2026. Cette montée en puissance doit s’inscrire dans une trajectoire plus large de renforcement de l’autosuffisance et de réduction des importations.
Cette ambition intervient dans un contexte de nouveaux financements, avec deux conventions de prêt d’un montant cumulé de 51,7 milliards FCFA en cours de finalisation avec Standard Chartered Bank Londres. Ces ressources serviront à la construction d’une usine de transformation d’hévéa et d’une autre d’huile de palme au profit de la Cameroon Development Corporation (CDC). Cet investissement est présenté comme un levier pour renforcer l’offre industrielle nationale et mieux valoriser la production locale, de l’amont agricole à l’aval de transformation.
Un déficit structurel qui nourrit les importations
Dans cette dynamique, les chiffres du premier trimestre 2025 témoignent d’un regain de vitalité. La production nationale d’huile de palme brute a atteint 77 630 tonnes, soit un volume presque trois fois supérieur à celui du trimestre précédent, porté ...