Transparency International Cameroon (TI-C) défend le partenariat engagé avec la Société nationale des hydrocarbures (SNH), alors que l’entreprise publique reste exposée aux retombées du scandale Glencore. Dans un communiqué publié le 9 mars 2026, l’organisation anticorruption explique que la SNH l’a sollicitée pour un « diagnostic de gouvernance », présenté comme un « plaidoyer technique » relevant d’une volonté d’orienter les institutions publiques vers davantage de transparence par l’audit des procédures. La SNH avait déjà affiché, fin février, sa volonté de renforcer ses mécanismes internes de gouvernance en recevant une délégation de TI-C à son siège.
Pour TI-C, cette démarche s’inscrit dans la continuité de son action au Cameroun, où l’organisation dit capitaliser sur 25 ans d’expérience en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption. En creux, la SNH cherche à crédibiliser un discours de réforme alors que son nom reste associé à l’affaire Glencore, l’un des plus importants dossiers de corruption ayant éclaboussé le secteur extractif camerounais.
En 2022, Glencore a reconnu devant la justice britannique des faits de corruption dans plusieurs pays, dont le Cameroun. Des révélations relayées ensuite par Akere Muna, ancien vice-président de Transparency International et figure fondatrice de TI-C, ont mis en cause des responsables de la SNH et de la Sonara, ...