Les opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun (MTN et Orange) disposent d’un délai de 60 jours, pour soumettre au gouvernement des informations à jour concernant le nombre et l’identité de leurs abonnés, selon une directive de Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale. Cette exigence répond à une augmentation notable de l’utilisation de cartes SIM non enregistrées par des individus malveillants pour, entre autres, commettre des extorsions de fonds et émettre des demandes de rançon, particulièrement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, touchées par une crise sociopolitique depuis fin octobre 2016, dans l’Extrême-Nord, où opère Boko Haram, et dans l’Adamaoua, affecté par les kidnappings avec demande de rançon.
D’après le ministre de l’Administration territoriale, environ 450 cartes SIM non enregistrées circulent actuellement dans les zones de conflit. Paul Atanga Nji a révélé que, dans les deux régions anglophones du pays, les séparatistes ont reçu plus de 320 millions de FCFA via ces cartes au cours des 12 derniers mois, tandis que dans l’Extrême-Nord et l’Adamaoua, les preneurs d’otages ont accumulé quelque 75 millions de FCFA. « C’est une situation d’une extrême gravité. Les terroristes ont commis trop de forfaits et de mal. Les opérateurs de téléphonie ...