Dans la dernière édition des « chroniques de l’industrie », la « note d’informations et d’analyses» du Syndicat des industriels du Cameroun (Syndustricam), cette organisation syndicale livre une lecture critique de l’ordonnance signée le 18 juillet 2025 par le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya. Ce texte présidentiel réforme en profondeur la loi d’avril 2013 portant incitations à l’investissement privé en République du Cameroun, déjà modifiée une première fois en 2017.
L’une des innovations majeures de l’ordonnance sus-évoquée est l’instauration des crédits d’impôts au profit des porteurs de projets d’investissements, en lieu et place des exonérations fiscales sur 5 à 10 ans, sur lesquelles reposait le texte d’avril 2013 modifié en 2017. Concrètement, désormais, « au lieu d’exonérer temporairement l’entreprise de toute charge fiscale, l’État lui accorde un droit à déduire une partie de son investissement de l’impôt sur les sociétés à payer. Les taux affichés sont ambitieux : 25% du montant investi pour un projet standard, 50% pour les investissements réalisés dans les zones prioritaires et jusqu’à 75% pour ceux implantés dans des zones particulièrement enclavées », note le Syndustricam.
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