Le Projet d’interconnexion des réseaux électriques du Cameroun et du Tchad (Pirect) avance, mais reste confronté à un obstacle majeur : son financement. À l’issue de la dernière revue trimestrielle du projet, tenue du 7 au 10 mai 2025, il a été établi qu’en moyenne, 150 milliards FCFA supplémentaires seront nécessaires pour concrétiser les différentes variantes à l’étude. Un déficit qui menace les ambitions d’un projet censé transformer l’accès à l’électricité dans la région et renforcer l’intégration énergétique entre les deux pays.
Le Pirect se déploie en deux grandes phases. La première vise à relier le Réseau interconnecté Sud (RIS), qui alimente sept des dix régions camerounaises, au Réseau interconnecté Nord (RIN), couvrant l’Extrême-Nord, le Nord et l’Adamaoua. La seconde phase, transfrontalière, doit permettre au Cameroun de devenir exportateur d’électricité vers le Tchad, avec une puissance contractuelle de 100 mégawatts (MW). Cette intégration représente une avancée majeure pour la stabilité énergétique de l’Afrique centrale.
Trois tracés, trois coûts, une même urgence
Au cœur du projet, plusieurs ...