La société minière camerounaise Jam’s Avenir envisage de saisir les juridictions compétentes suite à son exclusion du site aurifère de Kambelé, dans la région de l’Est. « Nous n’hésiterons pas à utiliser toutes les voies légales à notre disposition. Nous finirons nécessairement devant les tribunaux », a déclaré l’avocat de l’entreprise, dénonçant une décision « inattendue et contraire aux procédures légales ».
Selon Jam’s Avenir, le ministère des Mines n’a pas notifié cette décision par les canaux officiels. « Nous avons découvert le retrait de notre permis non pas par les voies réglementaires, mais via les réseaux sociaux. Cela en dit long sur l’intention des autorités », déplore l’avocat. L’entreprise affirme n’avoir reçu aucune mise en demeure préalable et précise avoir dépassé la phase d’exploration, s’étant engagée dans des négociations avancées pour obtenir un permis d’exploitation de petite mine. Interrogée sur les investissements déjà consentis, la société minière évoque des dépenses de plusieurs milliards de FCFA. Depuis août 2024, elle détenait le seul permis de recherche actif sur le site et affirme avoir financé des études complètes, préparant ainsi l’étape de l’exploitation industrielle.