Les acteurs du commerce transfrontalier informel opérant dans la zone des trois frontières entre le Cameroun, le Gabon et la Guinée équatoriale, notamment à Kye-Ossi, continuent de faire face à de fortes contraintes administratives et financières. C’est ce que met en lumière un rapport de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) intitulé « Caractérisation du commerce transfrontalier informel en Afrique centrale : cas de la zone des trois frontières Cameroun-Gabon-Guinée équatoriale ».
L’étude montre que ces difficultés naissent en grande partie des interactions entre commerçants et services présents aux postes frontaliers. Sont notamment mis en cause les douanes, la police, la gendarmerie ainsi que plusieurs administrations sectorielles chargées du contrôle des marchandises, parmi lesquelles les services de l’agriculture, de l’élevage, du commerce et des forêts. Le rapport souligne que ces contraintes touchent l’ensemble des opérateurs, mais qu’elles pèsent davantage sur les femmes, très présentes dans ce segment du commerce sous-régional.
Taxations arbitraires et quittances non délivrées
Parmi les principales difficultés recensées figurent d’abord celles liées aux procédures douanières. La quasi-totalité des personnes interrogées juge les coûts de dédouanement trop élevé, au ...