Le Cameroun se retrouve, depuis plusieurs mois, sous l’attention de plusieurs partenaires européens après l’immatriculation, sous son pavillon, de dizaines de pétroliers liés au registre maritime russe. Selon des données du ministère des Transports consultées par Investir au Cameroun, 37 navires de ce type ont obtenu le pavillon camerounais dans le corpus examiné, alimentant les interrogations sur la solidité des contrôles exercés par l’administration maritime nationale.
La concentration de ces immatriculations s’est accentuée à partir de fin 2025. Les données consultées font apparaître un pic en janvier et février 2026, après une montée en puissance déjà visible en novembre et décembre 2025. Cette accélération nourrit l’idée, chez plusieurs observateurs européens, que le registre camerounais pourrait avoir été utilisé par des navires présentant certaines caractéristiques associées aux circuits de contournement des sanctions visant les exportations russes d’hydrocarbures.
Une poussée concentrée sur trois ports
Les immatriculations identifiées se répartissent entre trois circonscriptions maritimes. Kribi arrive en tête avec 15 navires, devant Limbé, qui en a enregistré 13, et Douala, avec 9. Cette géographie donne au phénomène une ampleur nationale, tout en montrant que le mouvement s’est opéré par des voies administratives ...