L’Initiative pour la Transparence dans le secteur des Industries Extractive (ITIE) a annoncé ce 1er mars 2024, la suspension du Cameroun de son processus « jusqu’à sa prochaine validation », peut-on lire d’un communiqué officiel de l’institution. Il est surtout reproché au pays des efforts insuffisants « dans l’engagement de la société civile et de contraintes imposées par le gouvernement sur la liberté d’expression et la liberté d’association de la société civile ».
A l’exception des questions relatives à la transparence sur les contrats extractifs et celles sur les bénéficiaires effectifs, le pays a pourtant fourni de nombreux efforts pour permettre une meilleure disponibilité des données sur les paiements déclarés par les entreprises du secteur extractif, y compris la société publique nationale pétrolière, et sur les revenus perçus par les entités gouvernementales appropriées.
Mais le secrétariat international de l’ITIE exige que l’implication de la société civile soit améliorée. A la lecture des analyses de l’institution, au-delà des autorités camerounaises, cette suspension est aussi un message à l’endroit d’une société civile camerounaise qui doit encore faire des efforts.
« Des faiblesses sont notées dans l'engagement de la société civile dans l'EITI et dans sa capacité ...