En défendant devant les députés le nouveau projet de loi sur l’incitation à l’investissement privé, le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a dressé un bilan nuancé de l’actuelle loi en vigueur depuis 2013. À l’Assemblée nationale, il a rappelé qu’« il est important de relever que, dans le cadre de la loi de 2013, 424 conventions d'investissement ont été signées, engageant environ 7 504 milliards de FCFA pour 168 000 emplois ».
Malgré ce volume d’engagements, le ministre reconnaît un résultat en demi-teinte : « Ce n’est pas suffisant, nous le savons ». C’est justement parce que la loi de 2013 n’a pas atteint ses ambitions initiales qu’un nouveau texte, plus rigoureux et actualisé, est soumis au Parlement. « La raison est celle de moderniser notre corpus juridique […] pour maintenir le cap de l’émergence », a-t-il expliqué.
Pressions du FMI et révision sous contrainte
Cette réforme n’est pas seulement d’initiative gouvernementale. Elle répond également à une exigence du Fonds monétaire international (FMI). En janvier, lors de l’octroi d’un appui financier de 77,5 ...