Dans un entretien exclusif, Louis Banga Ntolo, directeur général de la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC), partage sa vision et les défis d’une institution en pleine mutation. Malgré les critiques sur le dynamisme du marché, la BVMAC progresse avec plus d’entreprises cotées et une diversification des produits financiers. Il dévoile aussi des projets innovants : fractionnement des actions pour attirer les petits épargnants, y compris les moto-taximen, et digitalisation des transactions pour une bourse plus accessible. Découvrez comment la BVMAC entend s’imposer comme un levier clé du développement économique en Afrique centrale.
La BVMAC peine encore à attirer un grand nombre d'entreprises malgré la fusion des marchés boursiers de la CEMAC il y a quelques années. De ce fait, plusieurs personnes pensent que ça ne fonctionne pas vraiment. Vous qui êtes de l'intérieur, quels sont les indicateurs qui montrent que ce marché est en train d'avancer ?
Louis Banga Ntolo : En termes de statistiques, nous restons une petite bourse, certes, mais les choses s'accélèrent. Lors de la fusion, nous avions trois entreprises ...