Le Syndicat des industriels du Cameroun (Syndustricam), l’Association des sociétés d’assurances du Cameroun (Asac), le Cercle d’affaires français du Cameroun (Cafcam), la Chambre de commerce européenne au Cameroun (Eurocham) et la Chambre de commerce du Royaume-Uni au Cameroun (Ukcham) demandent « une suspension à effet immédiat » de l’application des mesures fiscales aux revenus des salariés contenues dans la Loi de finances 2024. L’information est contenue dans une correspondance adressée le 10 janvier au ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze (photo). Dans cette correspondance qu’Investir au Cameroun a pu consulter, ces associations et chambres de commerce sollicitent une audience avec le Minfi « afin qu’une concertation puisse être menée pour circonscrire cette importante réforme fiscale dans des limites préservant la paix sociale ».
Ces organisations se disent inquiètes de l’impact de ces nouvelles mesures fiscales sur les salariés des entreprises du secteur formel qu’ils regroupent. « Ceux-ci sont en effet très lourdement impactés au niveau de leur impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) par les modifications combinées des articles 33 et 34 du CGI résultant de la Loi de finances 2024. Ces nouvelles dispositions fiscales génèrent une augmentation très substantielle de l’imposition des salariés, et donc, corrélativement, une forte diminution de leurs ...