La controverse sur les métaux lourds détectés dans des poulets et des œufs produits au Cameroun prend désormais une dimension économique. L’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic) redoute que les résultats d’une étude publiée en septembre dégradent la confiance des consommateurs et alimentent les arguments en faveur d’un retour plus large des importations de volailles. Dans un communiqué signé le 6 octobre, son président François Djonou demande notamment qui aurait intérêt à ce que le Cameroun « renoue avec les importations de poulets et d’œufs ».
L’organisation ne fournit cependant aucun élément établissant que les chercheurs seraient liés à des importateurs ou qu’une procédure gouvernementale de réouverture du marché serait engagée. Les auteurs de l’étude déclarent avoir autofinancé leurs travaux.
Des limites à l’extrapolation
L’étude à l’origine de la polémique a été menée par des chercheurs de l’Université de Yaoundé I et de l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales dans le Centre, le Littoral et l’Ouest. Ils ont travaillé sur six élevages de poulets de chair et six élevages de pondeuses. Les 48 poulets et 180 œufs prélevés ont ensuite été regroupés en 18 échantillons composites : six de muscle, six ...