Conformément aux instructions contenues dans la lettre du ministre de l’Eau et de l’Énergie du 9 février 2024, dans laquelle Gaston Eloundou Essomba engage la responsabilité de l’électricien Eneo sur d’éventuels troubles sociaux consécutifs aux délestages en cours au Cameroun, la compagnie d’électricité annonce avoir mis à contribution les centrales thermiques. Sauf que, précise le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun, dans une réponse adressée au ministre le 14 février 2024, le fonctionnement de ces centrales entraîne des surcoûts que la compagnie avoue ne pas pouvoir supporter toute seule, avant la fin de l’étiage prévue à la fin du mois de mars 2024.
« Les centrales thermiques sont toutes mobilisées, un plan de délestage des industries a été élaboré (…) Nous tenons cependant à vous informer que la mobilisation des centrales thermiques ne permet pas de résorber entièrement le déficit constaté, et qu’il est par ailleurs nécessaire d’assurer une maintenance en continu des centrales pour éviter les casses et les indisponibilités de ces installations critiques. Cette mobilisation intensive générera des surcoûts en termes d’achats de combustibles estimés à 10 milliards de ...