A sept semaines de la présidentielle du 12 octobre 2025, le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam) a publié un appel à un « sursaut économique », demandant aux candidats d’inscrire l’économie réelle, l’énergie, la fiscalité et l’état de droit au cœur de leurs programmes. Cette prise de position replace l’agenda de la croissance et de la compétitivité au centre du débat, dans l’ombre d’une Vision 2035 en retard d’exécution et d’une conjoncture ralentie depuis les crises de la Covid-19 et des tensions géopolitiques globales.
Priorités patronales face aux contraintes budgétaires
Dans son message, le patronat propose un cadre de partenariat public-privé « sincère, structuré et durable » et décline des priorités opérationnelles : réforme fiscale pro-compétitivité, accélération des infrastructures (énergie/transport), digitalisation des services publics, et sécurité juridique pour l’investissement. L’ambition est assumée : faire de l’entreprise un co-architecte de la politique économique, avec des indicateurs de résultats et un dialogue régulier avec l’exécutif.
Cette plateforme se heurte toutefois à une contrainte budgétaire objective. La pression fiscale a été mesurée à 13,3 % du PIB en 2024, niveau bas pour financer des infrastructures lourdes si, parallèlement, l’on allège les impôts sans élargir l’assiette ni améliorer le ...