Face aux tensions internationales provoquées par la guerre au Moyen-Orient et aux incertitudes qu’elles font peser sur l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, les autorités camerounaises ont décidé de reprendre la main sur les importations de carburants. Selon des sources proches du dossier, le gouvernement revient à un mécanisme d’approvisionnement reposant sur des traders internationaux, avec un rôle de pilotage maintenu pour la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) dans l’attribution des quotas. L’objectif est de sécuriser le marché intérieur dans un contexte marqué à la fois par l’envolée des cours mondiaux et la faiblesse des stocks nationaux.
Yaoundé reprend la main sur l’approvisionnement
La décision a été arrêtée à l’issue de deux réunions tenues à Yaoundé. La première s’est déroulée le 9 mars, sous la présidence du ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba. La seconde a eu lieu le 13 mars, sous la conduite du directeur général de la CSPH, Okie Johnson Ndoh, selon les informations recueillies. À l’issue de ces assises, les pouvoirs publics ont choisi de réactiver un schéma déjà utilisé par le passé, dans lequel des traders internationaux sont mobilisés pour sécuriser les cargaisons destinées au marché camerounais.